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Intervention au Forum des résistances à Beyrouth – 17 janvier 2010 L’agression sioniste contre Gaza de l’hiver 2008-2009 est la continuation de la guerre de colonisation commencée en 1947.   Cette dernière guerre a été préparée politiquement, particulièrement pour le public occidental, par le placement, par les USA et l’Union européenne, du Hamas, du Jihad Islamique, du FPLP et de cinq autres organisations de résistance palestinienne sur la liste des organisations terroristes. O r pour Dirk Marty, rapporteur au Conseil de l’Europe, «  se trouver sur cette liste équivaut à une condamnation à mort ». L’offensive contre GAZA avait pour but clair d’exécuter cette peine de mort : liquider la résistance palestinienne à travers la destruction du gouvernement palestinien démocratiquement élu. Ce que l’armée sioniste réalise avec ses soldats, ses avions, ses chars, ses bombes, les gouvernements européens le réalisent avec des lois qui criminalisent la résistance et ce...

Boycott et résistance : Israël et Afrique du Sud (14 novembre 2009)

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Le boycott d’Israël prend une ampleur jamais vue grâce à la campagne BDS (Boycott, Désinvestissements et Sanctions), portée par des militants du monde entier. Il s’élargit de jour en jour.  Certains arguments pour le boycott international d’Israël le présentent comme le moyen nouveau et ultime pour faire aboutir les droits du peuple palestinien, tous les autres ayant échoué. Selon ces pacifistes, le boycott est un moyen plus efficace que la résistance armée des Palestiniens. Cette argumentation s’appuie généralement sur le modèle du boycott contre l’apartheid en Afrique du Sud. Dans cette optique, l’abolition de l’apartheid et la libération de Nelson Mandela auraient essentiellement été le résultat du boycott international. La vérité historique est un peu plus nuancée. Rappelons d’abord que le boycott d’Israël est un mot d’ordre très ancien. Dans les années 80, les anti-impérialistes boycottaient de la même façon les pamplemousses de Jaffa ou les avocats de Carmel q...
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Mon alliance avec un « disciple du Hezbollah » Dans le Journal du Mardi de mars 2009, Manu Abramowicz s’attaque à un thème essentiel sous le titre accrocheur : « Marteau, faucille et croissant ? ». Vu l’importance et la difficulté du sujet, on s’attendrait à une analyse sérieuse des courants politiques qu’il entend combattre. Mais dès qu’on lit les mots « Dyab Abou Jahjah, un disciple du Hezbollah », on peut savoir qu’il ne s’agit en rien d’une analyse politique sérieuse de quoi que ce soit. Le « poids des mots » prend ici toute son importance : entre Dyab et le Hezbollah, un seul mot : « disciple ». Le disciple, c’est la « personne qui adhère aux doctrines de son maître ». Cette association de mots suggère tout de suite une image, Dyab suspendu aux lèvres de Nasrallah. Et il va de soi que ces deux mots collés au nom de Dyab suffisent à classer le personnage. C’est ainsi qu’on fait chez nous de la ...

La gauche et l’appui à la résistance (janvier 2009)

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                                        Intervention au Forum international de Beyrouth pour la résistance, l’anti-impérialisme, la solidarité des peuples et les alternatives, le 17 janvier 2009 La question clé de ce forum est celle de l’appui aux résistances à l’impérialisme, partout dans le monde. En tant que militante communiste belge indépendante, je voudrais aborder uniquement le problème de la gauche européenne sur cette question. Les manifestations massives dans les capitales et les grandes villes européennes pour soutenir le peuple de Gaza viennent de mettre encore une fois en évidence le problème central : la toute grande majorité de la gauche, y compris les communistes, accepte de soutenir le peuple de Gaza face à l’agression israélienne mais refuse de soutenir ses expressions politiques, comme le Hamas en Palestine ou le Hezbollah au Liban. Non seulement la...

Révoltes des jeunes Grecs et des jeunes Français : mêmes causes, même combat, et pourtant…

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Trois ans après les banlieues françaises, c'est au tour des villes grecques de flamber. Il n'est pas difficile de trouver des similitudes entre les deux phénomènes. L'étincelle qui a mis le feu aux poudres, est la mort d'un jeune ici, de deux là, dans le cadre d'une intervention policière. Et l'absence de perspectives économiques, sociales et politiques de la jeunesse est devenue plus qu'une évidence dans notre monde frappé par une crise profonde du capitalisme. Ce ne sont pourtant pas les similitudes qui interpellent aujourd'hui mais bien la différence de traitement, en particulier par les partis de gauche, de la révolte des jeunes. Que dirait-on aujourd'hui d'un président de parti communiste qui déclarerait, à propos des jeunes Grecs : " Que les choses soient claires: incendier des voitures, des écoles, des bâtiments, des entreprises, c'est de l'autodestruction. Il n'y a rien de bien à dire de ces actions. Elles touchent...
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Les possibilités d’établir une alliance globale pour soutenir la cause des peuples opprimés [1] . Les organisateurs de ce congrès m’ont demandé de parler sur les alliances possibles dans le monde d’aujourd’hui. Je suis très heureuse de pouvoir aborder ce sujet avec vous parce que cette question est essentielle dans le contexte international difficile que nous connaissons aujourd’hui. Je tiens d’abord à préciser à partir de quelle expérience personnelle et de quelle idéologie j’avance mes points de vue. Dans la confusion politique qui domine aujourd’hui, si on veut aborder la question des alliances, il est important de savoir et de comprendre à partir de quelle réalité chacun d’entre nous, chaque organisation, parti ou mouvement formule ses opinions sur le monde. Je suis une militante communiste depuis 1970; mon expérience politique s’est développée en Belgique, siège des institutions européennes et de l’OTAN, membre de l’alliance qui combat en Afghanistan, ancienne métropole ...